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Humour - Citations Blagues - Pensées - Citations
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Avant propos (extrait)
Tous ces souvenirs, toutes ces joies si profondément ressenties, ces amours tendres ou excessifs, doivent-ils tomber dans l'oubli total, le néant, la mort ? Si le XXème siècle finissant se complaît dans les histoires de sexe de plus en plus crûment étalées, s'il faut être obscur et incompréhensible pour être génial, si on remplit habilement des pages et des pages pour ne rien dire, je n'ai aucune chance d'être comprise. " Mais, s'il est permis d'être à la fois romantique et sensuel, rêveur et réaliste, doué et débile, faible et fort, bon et cruel, bref, portant en soi toutes les contradictions de l'humanité, cette histoire, réelle et vécue, pourrait être prise en considération.
" Pendant longtemps, ce récit/confession germait. Pour diverses raisons et pas les moindres, il n'était pas décent d'être sincère par égard aux proches et amis. " Mais à la suite de ce qu'il m'a été donné de vivre, j'ai acquis pleinement le droit de dévoiler les secrets de famille et d'accuser ceux qui m'ont fait du mal..."
« Jamais je ne pourrai oublier certaines minutes vécues avec toi où rien ne semblait plus exister et où tout mon être sombrait dans un pays merveilleux des contes de fées. Je me serrais contre toi de toutes mes forces pour ne pas crier le bonheur qui m’étouffait… » Etc. Etc. Etc. Etc. De la confiture pour des cochons ? Peut-être. Une erreur de stratégie amoureuse ? Sûrement !
Il dansait très mal – il n’avait pas un soupçon de rythme ! Aussi, j’avais trouvé quelques bons cavaliers et une copine pour bavarder. Lui, il ne savait même pas pourquoi il fréquentait les bals, sans doute pour boire quelques verres avec les copains, voire courtiser les filles ? Il mettait son costume du dimanche et d’horribles sandales que je trouvais hideuses…
Il faut croire qu’une terrible malédiction pesait sur moi (karma, péchés d’une vie antérieure ?) car je me suis mise à l’aimer à en perdre la raison. Qu’éprouvait-il à l’époque ? Je pense pas grand-chose. Moi, j’avais oublié mon passé sentimental et les amours que je pouvais encore avoir. Il faisait l’amour comme un petit animal, sa façon d’embrasser m’étouffait mais j’éprouvais un besoin impérieux de sa présence, de son odeur, de son corps près du mien. Est-ce cela l’amour qu’on dit aveugle ?
Femme « libérée » à une époque où il n’y en avait pas, j’ai voulu un enfant de lui. Il m’a laissé tomber. J’ai fait un mariage blanc pour être majeure et garder l’enfant… Triste ? Drôle ? Stupide ? En tout cas suffisant pour dire, avec Cocteau, que l’amour rend idiot.
Il est revenu, l’homme de ma vie, justement quand je pouvais refaire la mienne. .. J’ai craqué, pensant pouvoir m’intégrer dans son milieu. Or, j’avais été la jeune fille qui portait les mêmes robes en semaine que le dimanche, pire : qui avait bu un pastis dans le café… « Il est plus facile de désagréger un atome qu’un préjugé. » disait Albert Einstein…Malgré cela, nous avons vécu ensemble de longues années, entrecoupées d’un divorce, d’un remariage et d’une séparation.
Cela ne m’a pas empêché de me consacrer à ma passion de la musique et de l’opéra, de goûter aux très beaux voyages et à d’autres plaisirs que peut offrir la vie. Les choses se sont gâtées quand l’homme de ma vie a commencé à vieillir. Dois-je croire une amie qui affirme : « Les hommes vieillissent mal et deviennent des vieux cons » ? Mon féminisme n’ira pas jusqu’à accuser tous les hommes mais certains, sûrement. Dont le mien.
Une anecdote : je viens de Paris pour me reposer avec mon chat dans la villa notre "domicile conjugal". Cela dérange sans doute et je reçois des injures d'autant plus injustifiées que je ne pose aucune question et ne m'étonne même pas de la présence d'un caniche dans sa Mercedes. Dans mon journal :
"Tu es un monstre ! M'accabler, cela t'excuse !
« Oui, je me suis bien amusée et je n’ai jamais travaillé.
« Que tes nanas curent un peu la maison délabrée et encrassée
« Larbin,promeneurdechien,minable !
Ouf, cela soulageait de répondre à ses grossièretés, ne serait-ce que par écrit…
Peu après, je reçois un curieux coup de fil que je note sous le titre : « Téléphone très marrant »
« Je veux parler à Monsieur Zugo !
« Il n’est pas là.
« Alors où est-il ? Vous êtes la femme de ménage ?
« Non, pas exactement.
« Une parente ?
« Non plus. Je suis sa femme et il est chez sa maîtresse.
« Ha, ha, ha, ha ! Il n’a jamais été marié ! ! !
« Je crois que si. Voulez-vous laisser un message ?
Il me sera donné de vivre encore beaucoup de scènes drôles, humiliantes ou franchement tragiques. Mais j’ai une consolation de taille : je n’ai pas été une femme fidèle, j’ai eu des aventures dont certaines étaient sublimes ! Sans cela, j’aurais complètement raté ma vie à cause de l’homme de ma vie…